Je m’appelle Katrien, je suis infirmière au sein de Diaverum Paris, qui regroupe les centres de dialyse de Saint Maur et de Mont Louis.

J’ai rejoint le groupe il y a un an et demain et je vis ma première expérience en soins néphrologiques.

Originaire du nord de la Belgique, j'ai effectué mes études d’infirmière à Louvain où la langue officielle est le néerlandais. Après l’obtention de mon diplôme général en 2013, j’ai voulu approfondir mes connaissances dans les soins relatifs à la prise en charge des patients dans les services de réanimation et d’urgence en continuant ma formation un an de plus.

J’ai ainsi débuté ma carrière dans un service de réanimation pédiatrique à Bruxelles pendant deux ans. Puis j’ai voulu enrichir mon parcours professionnel avec une expérience à l’étranger, et je suis donc arrivée à Paris en 2016. Toujours passionnée par les soins pédiatriques, j’ai travaillé à l’hôpital Necker au sein d’une unité pédiatrique de réanimation chirurgicale.

Après cette première expérience professionnelle en France, j’ai voulu élargir mes compétences. Je suis retournée en Belgique suivre une formation de 4 mois en médecine tropicale avec l’objectif de partir en mission humanitaire en tant qu’infirmière. À mon retour en France, j’ai mis mes connaissances en pratique en exerçant dans un service spécialisé dans la vaccination et la prévention des voyageurs pendant quelques mois. Puis, j’ai eu envie de partir faire le tour du monde. En mars 2020, j’ai dû mettre fin à mes projets de voyage pour venir en renfort des équipes médicales belges et françaises, pour les raisons que l’on connaît tous.

Une fois bien installée, j'ai cherché un nouveau poste, ici à Paris, dans un domaine qui m’était inconnu : l'hémodialyse. Le début n’a pas été facile, mais très intéressant car tout était nouveau pour moi, bien qu’il y ait des ressemblances avec la dialyse intermittente en réanimation. Un an et demi plus tard, je me sens bien dans mon poste et je suis plus à l’aise dans les soins que je pratique au quotidien. J’apprends encore tous les jours de mes collègues plus expérimentés et des médecins avec lesquels je travaille.

Dans mon équipe d’infirmiers nous avons la chance d’avoir des personnes qui ont énormément d'expérience en dialyse grâce à leurs nombreuses années de pratique dans ce service mais aussi dans d’autres domaines, ce qui nous rend tous complémentaires. Les collègues vacataires ont aussi énormément à apporter et à partager suite à leurs différentes expériences au sein des autres centres de dialyse où ils exercent.

Mon métier est ma passion, je me vois difficilement faire autre chose que de m’occuper des patients et m’assurer de leur bien-être. Je pense que cela s’applique à presque tous les infirmiers, c’est une vocation, et on ne pourrait pas le faire si l’on n’aimait pas. C’est un métier qui nécessite de la connaissance, du savoir-faire, du courage, de la patience, de la sympathie, de la détermination, de la collégialité, un regard critique, et plus encore. 

Depuis 1860, l’année où Florence Nightingale a publié le premier ouvrage sur la pratique infirmière « Notes on Nursing », nos pratiques ont beaucoup évolué, même si les bases de la fonction restent les mêmes. Forcément, en 8 ans de carrière j’ai moi aussi vu mon métier et les conditions changer.

Le grand avantage de notre métier est le contact que l’on a avec le patient, la relation étroite  qui se crée entre nous, non pas uniquement médicale ou soignantemais plutôt sociale, le bien-être qu’on leur apporte, et l’accompagnement dans leurs difficultés sociales et psychologiques. Nous avons l’impression d’être plus accessible et qu’ils peuvent plus facilement se confier à nous. L’équipe infirmière permet de faire le lien entre les patients et les autres professionnels de santé qui sont aussi des acteurs dans la prise en charge du patient.

Aujourd’hui, nous avons tous le sentiment qu’au cours des années nos tâches en tant qu’infirmier se sont élargies grâce à nos connaissances approfondies, et de ce fait, nous n’avons malheureusement plus autant de temps qu’avant à accorder à nos patients.

Comment évoluera le métier d’infirmier dans le futur?

C’est une bonne question et c’est une chose à laquelle nous réfléchissons continuellement. Une question qui est encore plus mise en lumière depuis la crise sanitaire de la COVID 19.

La pandémie de COVID-19 a renforcé notre métier.

En premier lieu, je peux dire que nos valeurs que sont la compétence, la passion et l’inspiration ont pris d’autant plus tout leur sens. Malgré notre stress personnel devant la pandémie, nous étions tous très impliqués pour prendre en charge nos patients. Depuis, cette période a démontré que nous devons continuer notre fantastique travail d’équipe avec tous les départements pluridisciplinaires. C’est l’une de nos forces que de travailler étroitement avec les médecins néphrologues, les assistantes sociales, diététiciens, pharmaciens et toutes les équipes en général. Ce temps, nous l’espérons va revaloriser notre beau métier d’infirmier.

Nous souhaitons aussi continuer dans l’optimisation de notre temps de travail. Le temps que nous consacrons dans les tâches administratives indispensables à une bonne prise en charge et leur traçabilité devrait être réduit dans le futur afin de nous libérer du temps pour se consacrer davantage encore à nos patients. Ceci est et sera possible grâce aux nouvelles technologies, comme par exemple l’intelligence artificielle, qui sera de plus en plus présente dans notre quotidien. Si l’on projette cela dans le monde de la dialyse, ce serait d’utiliser des générateurs connectés dans tous les centres, pour tous les patients avec une adaptation automatique des traitements, du poids, un enregistrement des données, etc. En revanche, le temps gagné doit nous dégager du temps pour nous occuper de nos patients.

Dans un monde idéal, il y aurait une reconnaissance des actes délégués, tant sur le plan administratif que pratique, comme par exemple l’éducation thérapeutique du patient. On utiliserait aussi de plus en plus des formes de médecine alternative/complémentaire comme l’hypnose ou encore la sophrologie. Nous sommes persuadés qu’il sera plus fréquent de travailler avec des protocoles et standards de soins généralisés, ce que Diaverum a déjà mis en place. Et ceci au niveau national comme à l’international, avec par exemple les mêmes critères de diplôme et de formation, qui permettront aux infirmier(e)s une facilité à travailler partout en Europe quel que soit la nationalité de son diplôme. Les pratiques devront aussi être harmonisées au-delà des frontières. Par exemple, en Espagne un IDE (Infirmier Diplômé d’Etat) a le droit de poser un cathéter central, d’intuber, de faire un gaz du sang..., alors qu’en France ce n’est pas le cas.

Selon l’étude « L’infirmière du futur », menée par la MACSF en avril 2018 :

  • 91% es infirmiers interrogés pensent qu’ils auront plus d’autonomie et de responsabilité en 2030, avec notamment le développement des infirmiers de coordination qui passeront des appels au domicile des patients pour prendre des nouvelles post opératoires et qui seront directement en lien avec le médecin traitant pour le suivi des soins à domicile.
  • 92% des infirmiers interrogés pensent que le travail de coordination entre l’hôpital et le suivi des patients à domicile fera partie intégrante de leur quotidien, et 89% que les médecins leur délégueront davantage de tâches.

Quel que soit le futur du métier d’infirmier, une chose restera inchangée: mon métier est le plus beau métier du monde, et la priorité numéro 1 est et restera toujours le patient.

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