La 43e édition de la régate du Spi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest s’est tenue du 7 au 10 octobre dernier, au départ de la Trinité-sur-Mer, en Bretagne. Ce rendez-vous maritime annuel, décalé pour la deuxième fois consécutive pour cause de COVID-19, a vu s’élancer près de 350 bateaux, soit autant que pour les éditions précédentes.

Parmi eux, « L’Ascenseur » et le « Diplodocus », deux navires de la catégorie Grand Surprise, dont les équipages étaient exclusivement composés de femmes travaillant dans le domaine de la santé. Cette idée vient à l’origine d’Isabelle Joschke, participante du Vendée Globe, et a pu voir le jour grâce au partenariat entre Horizon Mixité, association visant à promouvoir l’égalité femme-homme notamment dans le milieu de la navigation, et la MACSF, mutuelle des professionnels de santé.

Un appel à candidatures a été lancé sur les réseaux sociaux pour composer les équipages, avec la mixité comme principal critère de sélection : les femmes sélectionnées devaient venir de zones géographiques variées, d’horizons professionnels divers et de générations différentes. C’est ainsi que 14 femmes de 21 à 59 ans, exerçant les professions de médecin, infirmière, kinésithérapeute, pharmacienne ou encore anesthésiste, venant de toute la France, ont pu participer à cet événement.

14 heureuses sélectionnées sur 65 candidatures. Et parmi elle, Céline Duval, pharmacienne du centre Diaverum de Mulhouse depuis 11 ans : « Je viens de Reims, ce qui n’est pas beaucoup plus près de la mer que Mulhouse. Mais je fais de la voile depuis l’enfance. En CM2, je suis partie avec l’école à l’île de Ré pour faire un stage de voile sur Optimist, ensuite j’ai navigué avec mon père en dériveur pendant les vacances puis je suis devenue monitrice de voile pour partager ma passion . Mon mari aimant aussi la voile, nous continuons à naviguer en famille chaque été », dévoile Céline.

Les participantes ne se connaissant pas, elles ont pu se rencontrer, s’entraîner, apprendre à naviguer ensemble, et pour certaines même, découvrir la voile, lors d’un stage d’entraînement en amont de la régate. Elles ont ainsi pu rencontrer Isabelle Joschke, l’initiatrice du projet. Ce stage a permis à chacune de faire le point sur ses objectifs et ceux de ses coéquipières : « Pour mon équipage, l’objectif n’était pas seulement de participer, nous avions à cœur d’être bien classées. Mais nous participions également pour nous dépasser, et pour progresser ensemble », nous confie Céline. « Dans nos métiers, nous n’avons pas le droit à l’erreur. Ici j’ai découvert que si je faisais une faute sans que cela nuise toutefois à la bonne marche du bateau, on peut passer à autre chose avec le soutien de tout l’équipage ». Céline était au poste de Numéro 1, c’est-à-dire qu’elle s’occupait du spi, la voile à l’avant du bateau : « Je me suis fait très plaisir à ce poste, il faut se coordonner avec le reste de l’équipage et être attentif à tout ce qui arrive autour, les manœuvres sont intenses et l’ambiance des départs de manches grisante ».

Lors de la régate, après la parade des 350 bateaux, un moment qualifié par Céline de « grandiose, magique, féérique où on en prend plein les yeux » (à voir au moins une fois, donc), elle et son équipage ont dû faire face à un premier challenge : le changement du skipper par rapport au stage d’entraînement. Il a donc fallu que toutes retrouvent leurs repères, et reprennent leurs marques sur le bateau. Les navigatrices ne se connaissant que très peu, la communication était un élément primordial. Grâce à cela, elles ont pu travailler en équipe, en cohésion : « Nous avions chacune notre poste, nous devions toutes faire avancer le bateau, et bien se coordonner. Encore une fois, nous avions le droit à l’erreur, et pouvions apprendre de nos erreurs. Cela nous a permis de prendre confiance en nous, et de prendre des risques », explique Céline.

Même si les épreuves se sont dans l’ensemble bien déroulées, Céline émet tout de même un léger regret : « Tous les objectifs que nous nous étions fixés ont été remplis, même si nous aurions pu être mieux classées à la fin. Nous n’avons jamais été dernières sur les épreuves, mais nous n’avons jamais été premières non plus, contrairement à l’autre équipage. Nous finissons dans le premier tiers du classement ce qui est satisfaisant pour une première participation. »

Lorsqu’on lui demande si elle souhaite participer à nouveau à cet événement, Céline nous répond : « On ne peut participer qu’une fois dans l’équipage MACSF, pour permettre à d’autres de découvrir ce sport, ce qui est une très bonne démarche. D’ailleurs, toutes les femmes au sein de Diaverum peuvent y participer, et ce même si elles n’ont jamais fait de bateau ! Le tout est d’avoir une bonne condition physique et surtout l’envie de se dépasser. La MASCF ne met pas du tout la pression pour faire de bons résultats, il s’agit vraiment d’offrir la possibilité aux femmes de naviguer. Il faut oser y aller, ne pas avoir peur, tenter sa chance ! A titre personnel, j’ai très envie d’y retourner, peut-être en famille, comme nous faisons tous de la voile », conclut Céline.

Nous adressons toutes nos félicitations à Céline et à ses coéquipières pour leur participation courageuse à cette régate, et espérons pouvoir suivre les aventures d’autres collaboratrices de Diaverum lors des éditions à venir.

La prochaine édition du Spi Ouest-France aura lieu durant le week-end de Pâques du 14 au 18 avril 2022. Si vous souhaitez participer à la régate, rendez-vous sur www.spi-ouestfrance.com, les inscriptions sont ouvertes !

"Dans nos métiers, nous n’avons pas le droit à l’erreur. Ici j’ai découvert que si je faisais une faute sans que cela nuise toutefois à la bonne marche du bateau, on peut passer à autre chose avec le soutien de tout l’équipage. "

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